Après une longue marche, les deux âmes arrivèrent ssur le seuil d'une tour. La grande personne étrange engagea la conversation avec l'une de ses connaissances a coté des multiples boites aux lettres dans le hall de l'immeuble. Pendant ce temps, l'enfant guettait le sommet de la batisse qui l'intriguait tant. Elle se demandait si ce bloc immensse perçait oui ou non les morceaux de cotons aux rebords paraissant si doux et qui flotaient au dessus de sa tete. Etaient ils vivants? La regardaient ils? De multiples questions se bousculaient dans son petit crâne et restaient sans réponse mais elle s'en moquait, elle laissait libre cours a son imagination. Soudain les muscles de son ventre s'agitèrent. Elle savait ce que cela signifiait, le compte a rebours commencait. Elle poussala lourde porte en verre et se pressa d'acrocher le bras de l'adulte pour l'avertir que la chose arrivait, comme on tire une sonette d'alarme. Mais la masse vivante en plein commérage retira vivement son bras pour le porter hors d'ateinte de la petite créature. La gamine comprit alors qu'elle devait ne compter que sur elle même. Elle concentra alors toute son énergie pour retarder le plus longtemps possible l'événement.C'était comme si de milliers de personnes se bousculaient a l'interieur de son corps frêle. La lutte était physique. Elle faisait nerveusement le tour du paillasson a toute allure, on aurait dit qu'elle avait le diable a ses trousses.
La nourice tourna enfin le talons pour emprunter le sombre escalier menant a son appartement. Un sentiment de soulagement parcoura le coeur de la petite fille mais elle savait que le combat n'était pas encore fini. La clef enclencha le mécanisme de la serure et la porte s'ouvrit. L'habitante entra, suivie de la petite vessis tourmentée. Le petit être se planta en plein milieu du salon, les jambes sérrées. Cela devenait insoutenable mais elle faisait de son mieux pour se retenir jusqu'au moment ou s'en était de trop, c'était la goutte qui faisait déborder le vase. Elle ferma les yeux si forts que ses dents se sérrèrent jusqu'a en chauffer sa machoire. Ses mains se crispèrent et les uns après les autres les muscles de sa vessie se décontractèrent pour laisser le passage libre au liquide chaud qui ruisselait maintenant le long de ses jambes et formait une flaque ssur le joli lino de la madame. La femme en question rangeant sses courses, jeta un bref regard sur la drolesse. A la vue de cette anomalie étalée sur son sol, elle entra dans une colère noire! Voyant le visage de la matrone s'assombrir de seconde en seconde, la fillette fut envahie par la peur. Hypnotisée par le regard noir qui lui faisait face, elle crut cet instant le plus long de sa courte éxistence. L'ombre de haine grandissait a vue d'oeil et la silhouette occupait de plus en plus le champ de vision de la gamine.
Tout a coup, une main venue d'on ne sait ou empoigna la jeune cheveulure, trainanat la petite qui hurlait jusqu'aux toilettes. La mégère la prit par le bras et l'assit violement sur le trone froid. Le cul trop petit de l'enfant trempa dans l'eau sale,ce qui la fit sursauter. Mais une secousse encore plus violente que la précédente l'enfonça encore plus profond. Puis le combat parru césser et l'ombre imposante quitta la pièce malodorante. S'étant partiellement vidée de sson stress, la femme boureau s'en retournaa ses activités comme si rien ne s'était passé, laissant sa victime seule avec sa soufrance qui se mesurait grande malgré sa petite taille. La môme n'osant plus bouger de peur de se faire battre, restait là assise sur son trone de honte. L'obscurité l'entourait et elle se sentait comme perdue dans une immense grotte froide et humide ou seul le bruit des gouttes d'eau s'écrasant sur la roche perçait le silence. Mais elle n'entendait que le bruit de ses propres gémissements. C'était le seul moyen qu'elle possédait pour éxprimer ses sentiments étant donné son jeune âge. Malgré sa fragilité elle avait le don de se ressaisir rapidement. N'ayant plus rien a faire dans ce lieu lugubre, elle fit une tentative d'évasion. Elle poussa lentement la porte et la lumière du jour vint taquiner ses paupières, ce qui l'empécha de voir par l'entrebaillement si la voie était libre. Elle n'eut pas le temps de réagir qu'une nouvelle force fit claquer la porte qui la déséquilibra et sa tête percuta la fameuse cuvette.
Déséspérée, elle n'eut meme pas la force de pleurer. Elle prit sa tête entre ses genoux et sanglota le moins fort possible. Sufisament pour se rassurer de sa propre présence, pour se prouver a elle même qu'elle éxistait bel et bien et que tout ça était la triste réalité et non pas un mauvais rève. Elle resta ainsi durant un long moment, ayant pour seule lumière d'éspérance celle du jour qui parvenait a pénétrer sous la porte close de sa cellule. Elle n'eut que pour seule pensée: " Maman, ou es tu? Viens me chercher..."